La patience du Diable de Maxime Chattam

La patience du Diable de Maxime Chattam

Whooz : Maxime Chattam
ON : La patience du Diable – Albin Michel, 2014 – Pocket, 2015

La patience du Diable
de Maxime Chattam

Chronique de Bruno Delaroque

Quoi de mieux en vacances qu'un Maxime Chattam pour se détendre et frissonner, oublier les soucis, et se plonger dans une lecture supposée captivante. C'est ce que je me suis dit en emportant « La Patience du Diable», suite de « La Conjuration primitive » qui m'avait emballée. Retrouver Ludivine Vancker, Segnon et toute l'équipe était tout désigné pour se faire plaisir.

Un go-fast réservant des surprises et des gens ordinaires découvert morts de terreur, l'auteur nous propose une histoire terrifiante, avec tout le talent qui le caractérise. Les ingrédients sont là, le timing, les personnages, les décors et un scénario très très mystérieux qui laisse planer un sentiment de malaise exacerbé.

MAIS, j'ai trouvé cette fois-ci que le Sieur Maxime en faisait bien trop ! Abracadabrantesque et peu crédible alors que je suis en général très bon public, Maxime Chattam charge le trait entre explosion de violence dans une atmosphère de fin du monde, considérations existentielles, et un surnaturel présent tout au long du roman et finalement peu convaincant. Trop c'est trop, d'autant plus que son propos se délite comme s'il avait voulu allonger la sauce ou remplir des pages coûte que coûte !

On retrouve quand même ce qui fait la force de l'auteur, un savoir faire indéniable pour faire monter le suspense et créer angoisses et rebondissements, mais l'ensemble manque pour moi clairement de fluidité, de netteté.

Dans ce roman ou l'on parle beaucoup de diable, d'ésotérisme et de cinglés, le climat général est particulièrement lourd et suffocant. Maxime Chattam que j'adore pourtant après avoir lu sa brillante « Trilogie du Mal » ou encore « La Conjuration primitive » devrait méditer cette citation bien connue « le diable se cache dans les détails », parce que au fur et à mesure des 575 pages, j'ai eu l'impression qu'il perdait un peu de vue son fil conducteur et sa légendaire mécanique de précision qui a fait son immense succès.

« La patience du Diable » est un roman en demie teinte, une déception pour moi, d'autant plus ressentie que je l'ai lu juste derrière « Le Cri » de Nicolas Beuglet. Et là , il n'y a pas photo entre les deux, le Chattam souffre  d'une comparaison pas à son avantage !

Je sais que Maxime Chattam a ses fans et ses « Mordus », mais cette fois-ci, j'ai le sentiment de quelque chose qui cloche, et j'en suis ressorti chagriné et pas convaincu, déçu oui !

 

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Pour aller plus loin

 

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20/04/2021
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