La résiliente d'Hélène R. de Beaumont

La résiliente d'Hélène R. de Beaumont

Whooz : Hélène R. de Beaumont
ON : La résiliente – Editions Les Plumes d'Ocris, 2019

La résiliente
d'Hélène R. de Beaumont

Chronique d'Eppy Fanny

La résiliente c’est l’histoire de « Sophie ».

Une histoire vraie bouleversante.

Encore plus lorsque l’on à la chance de connaître « Sophie ».
.

Extrait partiel de la préface :

Un parcours, un chemin, une vie…

……………………………………………………

Les blessures de l’âme sont de celles qui ne guérissent jamais. On peut les cautériser mais nos chairs resteront à jamais tuméfiées.

…………………………………………………….

Alors, on peut écrire les blessures et les décrire.

Cela prend du temps, cela est hasardeux ; mais les MOTS guérissent les maux de l’ÂME.

Alors, seulement, on entre en résilience.

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L'histoire

Des retrouvailles, un ami perdu de vue. Un repas. Comment rattraper 30 ans et se raconter ? Lui le cinéaste qui lance « Tu pourrais écrire sur cela. »

Et là comme un uppercut. Elle qui se tait depuis toujours pour éviter la compassion des autres, et épargner les siens. Mais ça, elle le taira à l’ami de toujours. La solution s’impose. L’anonymat ! Masquer les noms et les dates, et écrire. Enfin.

Sophie naît dans les années 60. Elle est l’aînée d’une fratrie. Et déjà protectrice pour les plus jeunes. Sa famille quitte la grisaille de la banlieue parisienne pour s’installer dans le sud-ouest. Là, une découverte grâce à son grand-père, le jardinage. Une passion et un réconfort qui l’accompagneront toutes les années à venir.

Puis un camp d’été organisé par un prêtre et un autre amour naîtra : celui de la montagne, de l’escalade. Elle y apprendra le courage et la persévérance. Se découvrira une âme de meneuse, et y échangera son 1er baiser.

Sophie aura une éducation conventionnelle. A cette époque, les filles apprennent les corvées ménagères de leurs aînées. Avec son père elle apprendra petits et gros bricolages. Elle sera « son petit maçon » et ses connaissances lui seront utiles tout au long de sa vie même si elle ne le sait pas encore.

En 1976 elle fêtera ses 18 ans, son bac et son permis. La liberté ; les temps heureux.

Son père a des projets pour elle. Elle sera secrétaire de direction. Pour lui le summum pour une femme. Ce sera une école privée du côté de la gare Matabiau à Toulouse. Deux années à être une bonne fille. Majeure oui, mais pas indépendante financièrement.

Un gentil fiancé, bien trop gentil. Sophie ouvre ses ailes. Un caractère moins trempé que le sien ne saurait la séduire.

Un stage de fin d’études va l’entraîner à Lyon, au siège de l’entreprise qui emploie son père. Elle sera logée dans une pension de famille. Une réalité s’impose : son chef de service et sa logeuse informent ses parents. De liberté point. La docile Sophie va se rebeller.

Elle va rencontrer un jeune horloger Italien, Joël. Quitter sa pension de famille pour aller vivre avec lui. Peu importe le fiancé rassurant et tellement ennuyeux choisi par ses parents ! Elle les informe qu’elle vit avec un homme qu’elle aime et qu’elle va l’épouser. Point. Les parents se rendent. Le mariage a lieu.

Le jeune couple fait vivre la boutique de Joël, l’amour s’égrène au son rassurant des tic-tac des horloges et deux enfants viendront renforcer cet amour.

Oui mais les histoires idylliques n’existent pas. La réalité va rattraper Sophie.

Du joug paternel qu’elle a quitté, elle se rend compte, qu’elle qui se croyait libre, est sous le joug de son mari. Lui qui lui propose de participer à une relation échangiste. Lui qui la traite de provinciale coincée. Lui dont l’envie de cette autre le dévore. Joël ne sait pas qu’il a ouvert la porte à d’autres horizons pour Sophie. Une opportunité, un homme qui la désire et la fait se sentir femme. Totalement.

Ce sera la fin de son couple, son premier échec, quoique puisse lui conseiller ses parents. Eux, le couple référent, qui n’est qu’une façade.

Elle va découvrir, dans ces années 80, qu’une femme seule, même avec des enfants, sera toujours considérée comme une rivale. En fera les frais dans le cadre professionnel.

Mais elle est tenace.

Son avenir elle va l’affronter tel un pic montagneux la défiant. Sans rien lâcher, avec opiniâtreté. Elle va serrer les dents et avancer. Coûte que coûte. Pour elle, pour ses enfants. Pour ce nouveau foyer qu’elle construit. Pour cet autre enfant qui viendra, différent. Un combat de plus. Pas le moindre.

Une famille qui n’admet pas ses envies de liberté. Tous ces hommes qui n’auront pas su l’aimer et ce monde professionnel où il ne fait pas bon être une femme. D’autres échecs, des souffrances, immenses.

Nous voilà dans les années 2000 et la douleur fait enfin place à la sérénité. La résilience a fait son oeuvre.
.

L’avis d’Eppy

Dans les pages de ce récit, toutes les femmes, à un moment de leur lecture, seront « Sophie ». Pour un détail, pour une épreuve. Pour toutes…

Un récit poignant mais digne. Celui d’une femme admirable. Une femme libre.

Merci Hélène Rollinde de Beaumont pour ces mots, et ses maux si bien décrits. Pour ta plume de poétesse qui ponctue si bien ce récit.

 

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29/04/2021
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